lundi 19 juin 2017

"Personne ne quitte son pays à moins que son pays ne soit devenu comme la gueule d’un requin."

Citation du titre tirée d'un poème de Warsan Shire,  poète somalienne.

C’est aujourd’hui la Journée mondiale des réfugiés.

Les chiffres sur cette catastrophe humanitaire sont déchirants :
- 65.6 millions de personnes dans le monde déplacées en raison de conflits, à la fin 2016.
- La moitié de ces personnes sont des enfants. Beaucoup ont été séparés de leurs parents ou voyageaient seuls.


Combien de pays, pendant combien d’années, vont continuer de dire Y’a pas de place chez nous?

Photo: Massimo Sesstini
Pour appuyer la campagne visant à mettre en place un pacte mondial pour les réfugiés, c'est ici:
http://www.unhcr.org/withrefugees/fr/petition/

Pour faire un don, c’est ici:
https://donate.unhcr.org/fr-fr/syrie

vendredi 2 juin 2017

Des élèves inventent de nouvelles poutines, dans un projet qui intègre lecture, mathématiques, communication, arts et TIC…

La poutine gagnante, d'après le vote des élèves! 
Inventer une nouvelle sorte de poutine! Voilà le défi que Sébastien Bourgault a donné à ses élèves de 5e/6 e année, après la lecture de mon roman La plus grosse poutine du monde. Pour ce projet de classe, les élèves de l’école St-Louis-de-France, à Lévis, avaient reçu la consigne suivante : prendre les ingrédients de base de la poutine et y rajouter deux ingrédients spéciaux. 

En équipe de quatre, les élèves devaient aussi calculer le coût de la facture pour servir 30 portions. Ils devaient ensuite concevoir une affiche afin de convaincre, par une courte présentation orale, les élèves de la classe de voter pour leur création. 






Résultat? Des créations culinaires originales, étonnantes, mais qui font saliver!


« Les élèves ont adoré le projet. Leur plus grand défi était l’élément mathématique, où ils devaient calculer le prix et les quantités pour les 30 portions », a fait remarquer Sébastien Bourgault.  

Cet épatant projet multidisciplinaire intègre la lecture, les mathématiques, la communication orale et les TIC, car les élèves ont travaillé l’art numérique en utilisant le logiciel Pic Collage pour créer leur affiche. Bravo aux élèves pour ces affiches drôles et accrocheuses!


La poutine Viande Froide a remporté le vote populaire. Grâce à une commandite d’une épicerie locale, les élèves ont pu recréer la fameuse poutine et la servir le midi, lors d’un dîner partage avec les enseignants.   
Enseignants et élèves se régalent de la poutine gagnante! 
Belle initiative multidisciplinaire, imaginée par un prof audacieux qui n’a pas peur de sortir des sentiers battus, comme il l’a d’ailleurs montré l’an dernier en trouvant une façon originale et stimulante d’amener ses élèves à écrire des lettres. Bravo Sébastien Bourgault!

Ça vous donne faim???

lundi 22 mai 2017

Un projet d’art très original pour former les écocitoyens de demain

Les élèves de 2e année devant leur création
Ce qui frappe, dans la création des élèves, c’est qu’ils ont su très efficacement capter la vulnérabilité des manchots. Que disent ces petits palmipèdes qui luttent pour leur survie après un déversement de pétrole? Voici les déclarations émouvantes et perspicaces, imaginées par des élèves de 7 et 8 ans : 
  • Les manchots posent des questions troublantes : Pourquoi l’océan est noir? 
  • Les manchots lancent des appels à l’aide : Au secours! À l’aide!
  • Les manchots offrent leur témoignage plaintif : Je suis malade.
  • Les manchots expriment leur souhait le plus simple : Nous voulons un océan propre.
  • Les manchots donnent un ordre que personne n’écoute : Arrêtez de polluer. 

Intitulée Continent de plastique, cette création a été réalisée par des élèves de 2e année, de l’école Madeleine-de-Roybon, à Kingston, à l’occasion de la Journée de la Terre. Inspirés par leur lecture de l’album Manchots au chaud, les enfants se sont mis dans la peau des manchots et ont imaginé ce que les oiseaux mazoutés diraient s’ils pouvaient parler.

Les élèves ont d’abord travaillé en tandem pour trouver des idées, puis leur enseignante, Jacynthe Aubut, les a guidés dans une discussion en groupe pour établir la liste des expressions qui seraient sélectionnées pour l’exposition.

Les élèves ont fabriqué leurs manchots avec du carton noir et des bouts de laine de couleur. Pour comprendre la raison des chandails des manchots, il faut lire le fait vécu ou l’album inspiré par cette catastrophe environnementale...

Une fois les manchots confectionnés, les enfants les ont ensuite collés sur de petits contenants de plastique repêchés dans le bac de recyclage de la classe. Les manchots ont été placés sur du tissu bleu (l’océan) et entourés de globes terrestres en papier mâché, fabriqués par les membres du club écolo. 

Pour un maximum de visibilité, l’exposition a été installée dans le hall d’entrée de l'école et a suscité beaucoup de commentaires, autant des élèves que des enseignants.

Jacynthe Aubut estime que ce projet a vraiment sensibilisé ses élèves à la pollution des océans. «Lorsqu'on fait des rappels, surtout visuels, sur comment la pollution peut affecter les animaux, les enfants deviennent plus conscientisés », affirme-t-elle.

Ce projet original, habilement piloté par une enseignante engagée, a permis aux élèves d’être créatifs et d’exprimer un message important par le biais de l’art. Superbe activité pour former les écocitoyens de demain!
Quand l'art stimule la créativité et sert à sensibiliser...

vendredi 5 mai 2017

Une activité toute simple pour amener les élèves à cultiver la gratitude

  

Il y a des enseignants qui ont vraiment beaucoup d’imagination pour trouver des façons originales d’exploiter les albums avec leurs élèves. En voici un exemple simple, superbe et porteur de fabuleuses leçons de vie.

Lucie Leblanc, enseignante de 2e année à l’école aux Quatre-vents, de Drummondville, lit avec ses élèves l’album Une cachette pour les bobettes. Dans cette histoire racontée par quatre narrateurs, une phrase revient systématiquement chez chaque personnage: « Ma journée a mal commencé, mais s’est bien terminée. »


L’enseignante invite donc les élèves à écrire et dessiner deux situations qui illustrent ces deux extrêmes : un moment difficile de leur journée, suivi d’un moment heureux de leur journée. Ils ont assemblé leurs créations pour en faire un livre. 

J’ai reproduit ici quelques-unes des créations des élèves, dans toute leur candeur. Dans ces petits tableaux de vie, on trouve du loufoque et du tragique.  Comment ne pas sourire en lisant la confession du petit garçon qui a mal commencé sa journée en pétant dans la face de son papa? Comment ne pas ressentir un petit pincement devant le dessin de cette petite fille dont le chat meurt noyé, ou cette autre qui se trouve confrontée à l’exclusion et à l’une des cruelles réalités de la petite enfance : « elle ne veut pas jouer avec moi »…


 Ce qui m’a le plus séduite dans cette activité imaginée par une enseignante créative, c’est son potentiel « thérapeutique », car elle permet aux enfants de s’exprimer, en mots et en images, sur leurs peurs et leurs déceptions, leurs colères ou frustrations.  L’activité permet aux élèves de raconter pourquoi leur journée a mal commencé (ça fait du bien de parler de sa peine ou de « sortir le mauvais »…), mais les invite ensuite à réfléchir à ce qu’il y a de positif dans leur vie. (Exemple : J’ai perdu mon chat, mais j’ai encore mon chien…)  

Quelle belle façon de les amener à cultiver la gratitude, une attitude qui pourra leur servir toute leur vie. Moult études en psychologie ont d’ailleurs démontré que la gratitude (savoir apprécier les côtés positifs de la vie…) est une des clés du bien-être et de la santé émotionnelle.


 Bravo Mme Lucie Leblanc! Votre splendide activité pédagogique me donne envie d’imiter vos élèves. Je m’en vais dessiner, moi aussi, comment ma journée a mal commencé… mais surtout, comment elle s’est bien terminée.


vendredi 28 avril 2017

Pour les enseignants: un livre pour vous aider à maximiser le potentiel des albums en classe


J’adore les albums illustrés. Dans les deux dernières décennies, j’en ai lu, apprécié, dévoré des centaines. Pour moi, les albums sont de petites galeries d’art portatives où l’on peut se perdre autant dans le récit que dans les illustrations. Les albums sont des condensés d’art, d’émotion et de suspense qui peuvent nous charmer, nous captiver, nous informer et nous émouvoir.

Tout ça fait qu’un jour, comme ça (c’est un peu la faute de ma sœur qui m’a gentiment donné un coup de pied dans l’arrière-train…), je me suis dit : faut que je partage ma passion des albums avec les enseignants. Quatre ans plus tard, des tonnes de recherches et d’entrevues plus tard, je l’ai enfin terminé ce livre, qui se retrouve maintenant en librairie sous le joyeux titre de L’album jeunesse, un trésor à exploiter : Concepts clés et activités pour maximiser le potentiel pédagogique des albums.

Ce livre m’a pris beaucoup de temps, d’efforts et de sueurs, mais c’est ma modeste contribution à la promotion de la lecture et ma façon à moi de mieux faire connaître le fabuleux potentiel des albums. Voici donc « Tout ce que vous avez toujours voulu savoir sur l’album, mais n’avez jamais osé demander. »

C’est pour qui ce livre?
  • Pour les enseignants du préscolaire et du primaire, mais aussi pour les bibliothécaires, les conseillers pédagogiques et tous ceux qui travaillent à donner le goût de lire aux jeunes.
  • C’est aussi un livre pour les amoureux de l’album, qui ont envie de découvrir en profondeur ce fabuleux genre littéraire.
  • J’ai la prétention de penser que ce livre pourrait aussi être utile aux auteurs, ceux qui écrivent des albums ou rêvent d’en écrire. Car je l’avoue, après avoir décortiqué l’album en long et en large, après l’avoir étudié sous toutes ses coutures, cela a grandement influencé (et enrichi) ma façon d’écrire des albums.

Qu’est-ce que vous trouverez dans ce livre?
Un peu de théorique et beaucoup de pratique. La première partie du livre, plus théorique, présente les notions générales sur l’album, telles les différentes composantes et la terminologie liée à ce genre littéraire. J’y aborde la litté­ratie visuelle, comment choisir de bons albums et surtout, comment les utiliser en classe.

La seconde partie du livre est strictement pratique. J’ai concocté un coffre aux trésors où les enseignants pourront puiser afin de trouver une multitude d’idées pour faire de la lecture de l’album en classe une expérience incontournable et inoubliable. J’y présente 12 albums soigneusement sélectionnés pour leur potentiel ludique et pédagogique, autour desquels j’ai conçu des activités clé en main. Ces fiches d’exploitation pédagogiques offrent des pistes pour la lecture, des analyses du texte et des illustrations, des entrevues inédites avec les créateurs, des activités d’écriture et des fiches reproductibles. Ces fiches permettent d’explorer les récits, la poésie et le documentaire.

Pourquoi l’album est-il un allié pour les enseignants ?
Les albums sont les premiers jalons sur le chemin qui mène à la création de lecteurs pour la vie. À la fois ludique et pédagogique, l’album devient un allié formidable pour montrer aux enfants que la lecture peut être un plaisir plutôt qu’une corvée. Sous des apparences attrayantes et distrayantes, l’album permet de transfor­mer l’apprentissage en un jeu captivant et apparemment sans efforts.

Pour un aperçu de la page des matières très détaillée, cliquer ici.
Si vous ne pouvez résister et devez absolument commander le livre, cliquez ici.

lundi 17 avril 2017

Comment fabuleusement préparer des élèves à une visite d’auteure : l’école aux Quatre-Vents est un modèle à suivre

Illustrations créées par deux élèves de 5e année
L’école aux Quatre-Vents de Drummondville porte bien son nom. Il y souffle un vent vigoureux, un vent fougueux en faveur de cet objet millénaire qu’on appelle un livre. 

Le vent vivifiant qui circule dans cette école est porté par une équipe d’enseignants fabuleusement passionnés et formidablement engagés. J’en été témoin la semaine dernière, lors de mes trois jours d’animation dans cet établissement où il fait bon apprendre. Si le MEES organisait un concours sur Comment préparer des élèves une visite d’auteure, l’école aux Quatre-Vents remporterait la palme, haut la main.

Voici donc l’imposante liste de leurs réalisations, dans le cadre de ma visite :

- Chacune des 19 classes de l’école, de la maternelle à la sixième année, avait lu pas un, mais plusieurs (plusieurs!) de mes livres. En rencontre avec l’auteure, ça donne des élèves enthousiastes, allumés, qui participe, ont des opinions et des commentaires. Élèves bien préparés = intérêt décuplé.

- Plusieurs classes sont arrivées à la rencontre avec des questions pour l’auteure, des questions soigneusement écrites sur des bouts de papier, ce qui n’a pas empêché les élèves d’avoir aussi des tonnes de questions spontanées. 

- Des élèves de première année ont créé des livres collectifs, format accordéon, à la manière d’Andrée Poulin.

Livres collectifs en format accordéon, créés par les 1ère années
- Dans le corridor de l’école, un mur de beaux mots tirés de mes livres.

Murs de beaux mots cueillis au fil des lectures....
Les classes de 5e année ont lu La plus grosse poutine du monde et ont fait ensuite une recherche sur des records. Les résultats rigolos ont été affichés dans le corridor.

D'autres records Guinness trouvés par les élèves de 5e année
Les élèves d'ne classe de 5e année ont interrompu la lecture de l'histoire de la poutine pour écrire leur propre chapitre...

Une classe de maternelle, après avoir lu Les mots-amis, a créé un lexique d’autres mots-amis. 
Même en maternelle, les enfants connaissent bien les mots liés à la politesse...
- Les élèves de maternelle ont aussi dessiné des pages couverture à partir de mon album Mon papa ne pue pas.
Les élèves de maternelle créent leur propre page couverture.
- Une enseignante avait créé une présentation PowerPoint sur mes différents livres, présentation qu’elle a fait circuler auprès de ses collègues avant ma venue à son école.

- Dans la bibliothèque scolaire où je donnais mes animations, tous mes livres étaient exposés sur les rayons, afin d’inciter les élèves à aller un pas plus loin et emprunter les livres de l’auteure rencontrée. 
Petit souvenir craquant que j'ai reçu d'une élève de 1ère année
En cette époque étrange, où les enfants passent d'innombrables heures par jour devant des écrans, j’ai vu à l’école aux Quatre-Vents des centaines d'élèves, des classes entières, toute une école, s’emballer, s’exciter et se passionner pour des livres. Comme tableau, c’est merveilleusement revigorant.

mercredi 5 avril 2017

Avec le printemps arrive le Salon du livre de Québec


Pour la première fois depuis des années, je n’ai pas un horaire de séances de signature hyperchargé, mur-à-mur au Salon international du livre de Québec.
Ce printemps, à Québec, j’ai de belles et grandes plages de temps libre. LIBRE!
Me voilà aussi excitée qu’une enfant devant les premières flaques d’eau du printemps.

Musarder dans les allées.
Voilà ce que je ferai ce weekend, au Salon du livre.
Quoi d’autre encore?
Du lent lèche-stand.
Humer l’odeur d’encre des livres neufs.
Lire un album ou deux en cachette, cachée dans le fond d’un stand.
Écouter les écrivains parler d’écriture. Et de lecture.
Prendre un verre avec une amie auteure.

Je vais peut-être même faire comme ce type sur l'affiche, couché sur sa branche, la tête appuyée sur une pile de livres.
Je vais croiser les bras, allonger les jambes et contempler le ciel bleu.

Cette année, au Salon du livre de Québec, je m’offre un luxe impayable : prendre le temps.
Apprivoiser la lenteur.
Flâner dans les livres.
Quoi de mieux?
Qui dit mieux?


Voici mon horaire, si jamais vous êtes dans le coin et voulez me serrer la pince :
Samedi 8 avril :
- 9h30 à 11h : Dominique et Compagnie (stand 30)
- 13h à 14h : Québec Amérique (stand 81)

Dimanche 9 avril:
- 10h à 11h : Québec Amérique (stand 81)
- 14h à 15h : Dominique et Compagnie (stand 30)
- 15h à 16h : Isatis. (stand 155)

lundi 3 avril 2017

Des bibliothécaires audacieuses créent le prix Espiègle!

Les livres finalistes au Prix Espiègle 2017
Il ne faut pas se leurrer, la vilaine tronche de la censure fait surface de temps à autre dans les bibliothèques du Québec. Et peut-être plus souvent qu’on pense…

Ce qui a incité de dynamiques bibliothécaires scolaires à créer un nouveau prix littéraire en littérature jeunesse. Joyeusement intitulé le prix Espiègle. Réjouissant comme nom n’est-ce pas?!!
Logo du Prix Espiègle créé par Jacques Goldstyn
Le prix Espiègle couronne « un livre audacieux et d’une grande qualité littéraire ». Les quatre intrépides fondatrices sont Julie Hermann, Lyne Rajotte, Anne-Marie Roy et Marjolaine Séguin et un bel idéalisme se cache derrière leur initiative. Par ce prix, elles souhaitent :
  • Faire valoir l’audace d’un livre jeunesse au service de la mission pédagogique de la bibliothèque scolaire. 
  • Souligner la qualité d’un livre qui est susceptible de faire réagir de multiples façons. 
  • Promouvoir des livres exposant les élèves à des valeurs plurielles enrichissant leur vision du monde. 
                                       Le jury du Prix l'Espiègle et membres de l’Association pour la promotion                                                   des services documentaires scolaires (APSDS)

Le prix a été remis ce samedi 1er avril (et non, ce n’est pas un poisson d’avril, mais pas du tout !) à l’album Méchant Far West de Marthe Pelleter et Richard Écrapou, ainsi qu’au roman Nous, de Patrick Isabelle.

Bravo aux lauréats!
Vive les bibliothécaires téméraires qui osent transformer leurs idées coquines en réalités concrètes.

mardi 7 mars 2017

Pour les enseignants : une conférence pour générer des coups de foudre de lecture chez vos élèves


Oui, oui, je sais, il faut vraiment être un enseignant passionné, dévoué, engagé et zélé pour aller suivre une formation par un beau samedi de mars, alors que le printemps frappe à nos portes et que la sève s’agite joyeusement dans les érables.

Mais il y en a des profs passionnés, dévoués, engagés et zélés qui sont prêts à travailler un samedi matin, car le Centre de diffusion et de formation en didactique du français (CDFD) de l’Université de Montréal offre régulièrement des formations le samedi et il y a preneurs!

Justement, j’en donne une de ces conférences, pas plus tard que le samedi 25 mars prochain, en matinée. Vous me demandez, chers enseignants déjà débordés, essoufflés ou surmenés, pourquoi venir à une conférence, en un samedi matin printanier, alors que vous pourriez flâner au lit, dévorer un bon roman, faire du ménage (vraiment?) ou méditer en regardant les écureuils batifoler dans la sloche?

Donc, pourquoi venir à ma conférence? Je pourrais vous donner 36 raisons, mais optons pour la concision. Voilà 6 simples raisons :

1-     Parce que je vais vous présenter non pas de la théorie, mais du concret, des activités diversifiées et amusantes pour titiller le goût de lire chez vos élèves. Parce que vous repartirez avec la tête remplie d’idées et (je l’espère) avec l’envie de générer des coups de foudre de lecture dans votre classe.
2-     Parce que vous aurez droit à quelques primeurs, car je vous présenterai des extraits de mon ouvrage didactique à paraître en avril chez Chenelière Éducation  : L’album jeunesse, un trésor à exploiter.
3-     Parce que si la littérature jeunesse ou la création vous intéresse, je vous amène dans l’arrière-cuisine d’une écrivaine, en vous racontant tout ce que vous avez toujours voulu savoir, mais n’avez jamais osé demander sur les bonheurs, défis et frustrations d’une auteure jeunesse.
4-     Parce que mes conférences sont hautement interactives et que cela vous permettra de donner vos opinions, ainsi que de vous enrichir en écoutant les idées et expériences de vos collègues.
5-     Parce qu’en plus d'apprendre, on va s'amuser. On va même rire un peu. Je suis loin d’être une humoriste mais j’ai tout de même quelques histoires comiques à raconter au sujet de l’édition et du merveilleux monde de la littérature jeunesse. J’ai même quelques bloopers (ratage et gaffes…) à vous montrer…
6-     Parce qu’il y aura des cadeaux! Je ferai tirer quelques-uns de mes albums et romans, des affiches et une copie de mon ouvrage didactique sur l'album. 

Il reste encore quelques places pour cette conférence, qui se donnera le 25 mars de  9 h à 12 h, au pavillon Marie-Victorin de l’Université de Montréal.
Public cible : enseignants du préscolaire et de tous les cycles du primaire, orthopédagogues, conseillers pédagogiques, bibliothécaires, documentalistes et bien sûr, les étudiants.
Tarif : 42 $ (taxes comprises). 
Pour vous inscrire, cliquer ici.   
Au plaisir de vous y voir!

lundi 20 février 2017

Salon du livre de l'Outaouais - plaisirs livresques à l'horizon!


Vous avez une fringale de lecture?
Une faim irrésistible de bons bouquins?
Ça tombe bien, le Salon du livre de l'Outaouais a justement lieu ce weekend!

Avec le printemps presque à nos portes, y’a pas meilleur moment pour faire le plein de livres.
De voir d’un peu plus près ces étranges bibittes qu’on appelle les écrivains.
Venez au Salon!
Venez bouquiner, feuilleter, dévorer, consulter!
Venez plonger dans un album, un atlas, un bouquin, une bédé, un roman, un recueil, un journal, une plaquette, un polar, alouette!
Venez donc vous faire plaisir.
Venez donc lire!

Si ça vous chante, venez aussi me serrer la pince. Voici mon horaire :

Animations sur scène

Vendredi 24 février 2017:
10h30 : Animation sur Une cachette pour les bobettes (scène Jacques Poirier)
11h30 : Animation sur Deux garçons et un secret (scène Jacques Poirier)

Samedi 25 février 2017:
11h. Animation sur Les mots-amis (scène Jacques Poirier)

Séances de dédicaces

Vendredi 24 février
12h à 13h : Éditions de la Bagnole (stand 215)

Samedi 25 février
10h à 11h : Éditions Druide (stand 341)
11h30 à 13h : Éditions Ma Bulle (stand 409)
13h à 14h : Éditions Québec Amérique (stand 305)
14h à 15h : Éditions de la Bagnole (stand 215)
15h à 16h : Dominique et Compagnie (stand 600)
16h à 17h : Éditions de l’Isatis (stand 103)

Dimanche 26 février 2016
10h à 11h : Druide (stand 341)
11h à 12h : Éditions Québec Amérique (stand 305)
12h à 13h : Éditions de la Bagnole (stand 215)
13h à 14h : Dominique et Compagnie (stand 600)
14h à 15h : Éditions de la Bagnole (stand 215)
15h à 16h : Éditions de l’Isatis (stand 103)

dimanche 22 janvier 2017

Même les gestes les plus simples peuvent contenir de beaux apprentissages

Certains enseignants sont des pédagogues jusqu’au bout des ongles. Ils profitent de la moindre occasion pour éduquer et instruire, pas seulement sur le curriculum imposé par le Ministère, mais sur le curriculum de la vie. J’en ai vu un exemple réjouissant la semaine dernière.

Me voilà donc à l’école Montfort d’Ottawa, pour une matinée d’animations dans des classes de 2e année. À la porte d’entrée, je suis accueillie par deux élèves qui m’annoncent que je devrai répondre à quelques questions pour savoir dans quelle classe je dois aller ce matin.





Première question : 
Dans l’album Qui sauvera Bonobo?, combien de singes ont faim?
Réponse : 2.

Deuxième question : 
Dans l’album Pablo trouve un trésor, combien de bottes bleues est-ce que Pablo trouve?
Réponse : 1

Troisième question :
Dans l’album Un bain trop plein, combien y a-t-il d’oursins dans le bain de Léanne?
Réponse : 7









Réponse globale au mini-questionnaire: 217
Je devais donc me rendre ce matin-là dans la classe 217.

Après mon animation dans la classe 217, j’ai eu droit à une carte de remerciements joliment personnalisée.

Un jeu-questionnaire rigolo à l’arrivée, un message personnel au départ, deux initiatives modestes, mais qui ont le mérite d’offrir aux enfants deux apprentissages importants. Primo : faire un retour sur les livres qu’ils ont lus et faire travailler leurs méninges afin qu'ils inventent des questions reliées à l’histoire. Secundo : donner aux élèves une petite leçon de politesse sur l’art de bien accueillir un visiteur. Merci à l’enseignant, Guillaume Jacques. Bravo pour cet exemple tout simple de la pédagogie dans ce qu’elle a de plus essentiel et de plus précieux.